L’abbaye de Forest demain… peut-être…

Les travaux de rénovation de l’abbaye seront exécutés dans les années qui viennent, dessinant au coeur de Forest une histoire neuve sans nul doute, à aucune autre pareille et qui se veut inspirée de l’architecte Dewez, contemporain de l’effacement de la vie religieuse de l’abbaye au XVIIIème siècle.  

C’est aujourd’hui une révolution, puisqu’à l’avenir l’abbaye abritera l’Académie de Forest, la Bibliothèque, une Ludothèque, la Maison des Jeunes, un centre culturel lié au Brass, une salle de spectacle, un auditorium, deux horeca et une « Fabrique ». Excusez du peu.

Bâtiments : ce qui disparaîtra… (illu 1)

Le COBAT (règlement de l’aménagement du territoire à Bruxelles) interdit de manger l’espace des parcs pour y installer des bâtiments ; dans ce cas-ci, il reste donc à démolir des bâtiments existants et utiliser les surfaces ainsi récupérées pour construire du neuf.

Seront abattues :

  • 1. la maison du 6-7 place St Denis (la maison de la Micro-Biblif et sa voisine)
  • 2. les maisons du 18-24 chaussée de Bruxelles (Western Union et sa voisine)
  • 3. la partie de l’aile Est dite « des frères Mignot » (ce sont des architectes), construite entre 1970 et 1980
  • 4. la partie de l’aile Ouest dite « des frères Mignot » de la même époque
  • 5. l’extrémité Nord du Prieuré, dite « cage d’escalier »
  • 6. l’extrémité Nord du Château, portant le même nom

Toujours dans les disparitions, citons celle de la rue des Abbesses : elle sera arborée et englobée dans le parc ; un accès de 4m de large ne desservira plus que le bâtiment du parking Audi au départ du boulevard ; citons aussi la disparition du parking Audi à ciel ouvert, celui qui fait face à l’usine dans ce que nous appelons le « triangle », au bénéfice d’un espace boisé.

Bâtiments : ce qui apparaîtra… (illus 2 et 3)

  • A et B :  un bâtiment neuf dévolu à une salle de spectacle d’usage essentiellement régional, à un Auditorium et aux classes de l’Académie, à l’Ouest de l’enceinte de l’abbaye, sur l’emplacement de « La Grange » du

XVIIIème

  • C. un « pavillon » de dimensions imposantes à front de la rue des Abbesses, sans utilité clairement définie et se présentant comme un très grand et très haut préau. Il portera nom « La Fabrique ».
  • D. la maison des Jeunes, à l’emplacement de l’ancienne cure
  • E. le bâtiment de la Bibliothèque, neuf lui aussi à front de la chaussée de Bruxelles ; il sera surmonté du logement du Concierge

Les locaux de l’abbaye serviront (illu 4)

  • 1. à l’Académie (le Château)
  • 2. au centre culturel (aile Ouest)
  • 3. à deux horeca (ailes Est et Ouest)
  • 4. à la ludothèque (aile Est)
  • 5. aux espaces citoyens (le Prieuré)

Et les jardins ? (illu 5)

Le projet impliquait l’abattage de 169 arbres dont 3 seulement pour raisons phytosanitaires. Il prévoyait aussi la plantation de 558 nouveaux arbres et les plus rapides mettront 20 ans à atteindre une taille raisonnable.

On pourrait dire, pour faire court, que l’espace central de l’abbaye, entre l’entrée principale et la Fabrique d’une part, et entre la Maison communale et l’usine d’autre part, sera libéré de l’essentiel de la végétation : il s’agit de « dégager des axes ».

On pourrait dire aussi que des zones de forêt plus dense seront créées par ailleurs. Et que des Jardins de caractères variés se partageront l’espace autour de l’abbaye.

Ce sont :   (illu 5)

  • 1. Le Jardin des vestiges, petite forêt séparant la salle de spectacle des habitations de St Denis, et dans laquelle se découvriraient les vestiges de l’abbaye.
  • 2. Le Jardin de musique, avec un plan d’eau appelé à déborder éventuellement dans le jardin des Vestiges.
  • 3. Le Jardin de friche (derrière le mur courbe) qui resterait assez sauvage
  • 4. Une « plaine de travail »
  • 5. Le Jardin pittoresque avec 6. Le Jardin des cultures (potagères), et 7. La plaine de jeu près du Monument aux Morts

La cour d’honneur de l’abbaye sera surbaissée et recouverte d’un revêtement synthétique perméable, le Komex. Entre la Fabrique et l’axe Est-Ouest, la plaine engazonnée reprendra ses droits.

Ces projets sont passés en Commission de concertation le 13 octobre 2020 et ont obtenu un avis favorable avec conditions. Il y aura donc encore des modifications qu’on peut espérer substantielles avant que l’abbaye, ses arbres et ses rêveurs n’entrent dans la décennie des pelleteuses.


(illu 1) Les zones hachurées des bâtiments sont destinées à être démolies
(illu 2) Une partie des nouveaux bâtiments, vus du Nord
(illu 3) Les nouveaux bâtiments, de A à E
(illu 4) Destination des anciens bâtiments, de 1 à 5
(illu 5) Localisation des espaces-jardins
*Les illustrations viennent toutes des documents publiés par la Commune de Forest, complétés ou
modifiés pour la bonne compréhension de cet article..

Projet ABY de Forest et arbres à abattre…

Les arbres de l’abbaye nous sont chers. Des tas de questions se posent à leur sujet. Voici une courte synthèse-avec-petits-dessins de ce qui est projeté en matière d’arbres uniquement.

Rien ne sert de pleurer, il faut agir à temps…

PROJET ABY- ABATTAGE DES ARBRES

(tous les schémas utilisés proviennent des documents communaux)

  1. Arbres remarquables :
    • 6 arbres remarquables sont abattus ;
    • 10 arbres remarquables sont maintenus ;
    • 3 arbres sur les 169 doivent être abattus pour raison sanitaire (rapport Mater dans le même document communal) ;
    • l’Abbaye compte actuellement 340 arbres à haute tige.
  2. Les arbres à abattre sont le 5351 (tilleul commun), 5353 (érable sycomore) 5354 (érable sycomore), 5355 (frêne commun), 5356 (tilleul à larges feuilles), 5362 (ailante glanduleux).
  3. Outre les arbres remarquables, le schéma ci-contre (mêmes documents communaux) reprend l’ensemble de ce qui sera abattu (en noir).
  1. Enfin, en ce qui concerne les arbres replantés, selon le rapport d’incidence les plus rapides d’entre eux mettront 20 ans à atteindre leur taille adulte – sans comparaison avec celle des géants sacrifiés. Et la proportion de ceux qui survivront à la plantation est inconnue.
  2. A titre d’illustration: le détail du bosquet central (document communal) avec annotations pour faciliter la lecture ; en rouge : ce qui disparaît en vert : ce qui reste.

Le Dries et le Willemeneke !

Ensemble, mettons fin au farwest immobilier ! Créons une nouvelle jurisprudence : non au flou qui avantage les promoteurs !

C

Nous habitons le Dries, un quartier ancien, fragile et attachant où chaque arbre compte et où l’eau clapote juste en dessous nos maisons, tout près du Ring et du zoning industriel de Forest-Anderlecht.

Forest subit depuis quelques années une invasion massive de projets immobiliers alors que des habitats neufs restent vides (voir ci-dessous complément 1), que des chantiers font faillite, que l’environnement – eau, air, arbres – se dégrade (voir complément 2) à toute vitesse.

Nos espaces verts disparaissent sous les pelleteuses dans le Bempt, aux Huileries, dans le quartier Dumonceau ou au Bois de la Grappe : quelle que soit la majorité politique en place, de moins en moins de vert, de plus en plus de gris (voir complément 3). Au bénéfice de qui ? Pas des habitants des quartiers les moins fortunés qui sentent l’air se raréfier faute d’espaces verts !

Pas de permis de chantier

Et cette fois, c’est trop : le seul petit poumon du Dries, entre Neerstalle et Armée Britannique, a été ratissé laminé démembré par le promoteur Willemeneke qui flirte avec toutes les illégalités (voir complément 4) au bénéfice d’un projet démesuré et maltraitant (voir complément 5).

Le 7 février, la commune dresse un PV pour travail sans permis de chantier et le 8 février les permis d’environnement et d’urbanisme viennent à expiration si les travaux n’ont pas manifestement commencé.

Ont-ils commencé (voir complément 6) ? D’après un huissier de justice assermenté, non (voir complément 7) !

Et si on considérait contre toute logique qu’ils ont commencé, ce serait illégalement puisqu’il y a eu procès verbal pour infraction urbanistique !

Dans les deux cas, ce chantier a perdu ses permis et, nous semble-t-il, est illégal. Cela d’autant plus que plusieurs des conditions du permis d’urbanisme ne sont pas respectées…

Une banane dans l’oreille

Les habitants s’émeuvent et appellent le bon sens de la commune au secours : il y a déjà trois litiges anciens ici (voir complément 8) avec ce promoteur / entrepreneur qui semble se soucier comme un poisson d’une pomme de l’impact des mouvements de la nappe phréatique sur nos maisons, des vibrations et de l’existence du ruisseau du Koolhofbeek (voir complément [9]) « Le Koolhofbeek, s’il existe devra être dévié ! » – hors du chantier, s’entend, vers nos maisons par exemple… « Tout à l’égout, et un bon béton ! » : c’est l’architecte du chantier qui le dit…

Courriels, photos, mails, affichages, interpellation communale, interventions argumentées des conseillers, campagne de sensibilisation des conseillers et échevins, rien n’y fait : Forest reste de bois (lol).

Si la commune ne nous défend pas, qui donc le fera ?

NOUS ! Cinq habitants, collés au chantier, aurons cette audace, soutenus par nos amis du quartier et d’ailleurs : personne n’ose aujourd’hui s’opposer à un chantier abusif parce que c’est cher, très cher, trop cher. C’est ce qui permet aux promoteurs de s’asseoir sur les lois et défoncer l’environnement en toute impunité. Nous avons tous besoin d’une jurisprudence neuve sur la question d’une application actualisée du COBAT !

Nous en avons assez ! LE CLIMAT, C’est ICI et MAINTENANT ! Nous voulons pour tous un urbanisme en ville qui tienne compte des GENS, des ARBRES, des BIOTOPES, de l’EAU, du SOL, de L’AIR. De la VIE, en fait…

Nous voulons gagner le procès et :

  • faire arrêter ce chantier que nous jugeons illégal ;
  • faire entendre la voix du climat, d’un environnement sécure et à taille humaine ;
  • être les ouvreurs de porte d’une nouvelle jurisprudence en empêchant que des permis bidon tiennent le pavé (pardon le béton).

Nous cherchons :

D’ABORD 5000€ pour faire bloquer le chantier par une décision de justice : cette étape est capitale pour que l’irréparable ne soit pas commis en termes d’environnement.

ENSUITE, 3000€ pour qu’il soit dit que nous avons raison : les permis sont bien périmés.

PEUT-ETRE 5000€ pour faire face à une procédure en appel si nous gagnons.

Et ENFIN 1400€ si nous perdons en appel, pour les frais de justice de l’adversaire.

Si le montant récolté dépasse ce qui nous sera nécessaire, nous proposerons de verser le solde à un autre collectif qui poursuit le même type d’objectif.

SI NOUS GAGNONS, VOUS TROUVEREZ DEMAIN UNE JURISPRUDENCE DE 2019 QUI VOUS SAUVERA PEUT-ETRE A VOTRE TOUR !

Campagne participative

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-dries-et-le-willemeneke

ou Compte : BE43 0001 0788 3501

  •             au nom de F. Debatty, 19 rue du Dries, 1190
  •             avec la mention : Willemeneke

Déjà, merci, merci, merci…

Contreparties

Pour 5 € et plus, Merci !!

Si nous sommes très nombreux, vous aurez éveillé le sourire d’un tout petit quartier de Bruxelles… et nous vous remercierons infiniment

Pour 10 € et plus, Tous au Kiosque !

nous vous remercierons infiniment, et vous pourrez aller boire un jus frais pressé au « Kiosque », – le seul bistrot branché forestois sous les oliviers (ou un café… ou un thé…)

Pour 20 € et plus, une relique…

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, un authentique vestige de la ferme Van Keerberghen (1830) disparue sous la pelleteuse de Willemeneke ce 6 mars 2019 !

Pour 30 € et plus, Gâteau !

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, vous dégusterez le gâteau très spécial Dries (comestible !), dans sa boîte très spéciale Dries

Pour 40 € et plus, Élixir !

vous recevrez tout ce qui précède… et la bouteille d’élixir du Dries est à vous : translucide, non potable, et issue à 100% de la nappe phréatique Dyonisienne !

Pour 50 € et plus, un poème et pique

vous recevrez tout ce qui précède… et une belle impression du poème original « Le Dries et le Willemeneke », de Jeanne de la Fontaine du Dries of course

Pour 60 € et plus, une lagune sur face

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, sous les doigts d’une maquilleuse magique votre visage sera transformé en lagune comme dans nos rêves…

Pour 80 € et plus, balade dans notre Veniseke

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, vous participerez à une balade historico-hydrographique haute en couleur autour du coeur de notre petite Veniseke

Pour 100 € et plus, bons baisers du Dries

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, une super carte postale représentant les amis du Dries à l’heure des décisions constituera pour vous un souvenir unique ! Les pièces seront numérotées !

Pour 150 € et plus, on vous fait les pieds !

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, un massage des pieds de toute douceur vous fera décoller à l’ombre des belles grues forestoises…

Compléments

[1]

[2]

[3]

[4]

[5]

[6]

[7]

[8]

[9]

Évitons les mauvaises rivières urbaines !

Vous avez peut-être été choqués de constater comme nous que le Beukenberg que nous affectionnons était en travaux… partiellement dépavé… totalement dépavé bientôt…

On pourrait déjà s’étonner de l’intelligence qui consiste à mettre les tas de sable et de ciment juste en amont d’une taque d’égout, habitude contestée à de maintes reprises chez les services communaux qui par ailleurs s’étonnent de l’engorgement pharamineux des égouts en aval. Mais bon…

Mais, plus grave.
Lors du premier pavement de l’actuelle rue Van Pé, au XIXème siècle, la TOTALITE des pavés a été arrachée lors du premier orage. Forte de cette expérience, la jeune Commune de Forest avait pavé le Beukenberg d’une façon tout à fait particulière : les pavés sont tous inclinés de façon à présenter une arête de 2cm vers l’amont.

De ce fait, nous circulons sur les arêtes des pavés et pas sur leur surface plate. Et chaque arête représente un mini-barrage qui empêche les eaux de dévaler avec trop de vitesse vers la rue Van Pé déjà bien touchée par les eaux qui dévalent de Victor Rousseau. Regardez bien la photo, ces arêtes freinent même la course des gravillons…


Aujourd’hui, en asphaltant cette rue, on ajoute un toboggan style Aqualibi vers la Place St Denis…

L’Echevin en charge, Marc Loewenstein, nous dit qu’aucun habitant ne s’y est opposé lors de l’enquête publique. Mais est-ce bien le rôle des habitants d’être intelligents à la place des services communaux spécialisés en la matière ? Faut-il que toujours nous nous opposions en nous calant dans ces rôles d’habitants combatifs que par ailleurs vous tenez à distance ?

On nous dit qu’il y aura un avaloir en bas de la pente. Mais quand la gueule est pleine et que les taques d’égout sautent comme des puces sur la Place St Denis, à quoi rime un avaloir de plus ?

Nous perdons un chemin doux de valeur.
Nous gagnons un raccourci  à bagnoles vrombissantes.
Nous souffrirons tous d’autant d’eau en plus dans le canyon de Van Pé.

Commune, où est ta cohérence ?

3 juillet : 2ème Promenade diagnostic des Nouvelles rivières urbaines – Contrat de Quartier Abbaye

Capture d’écran 2016-06-30 à 17.14.04Bonjour,
La semaine dernière nous vous invitions pour une promenade permettent de comprendre les flux de l’eau, ce qui provoque les inondations et ce qui pourrait en diminuer les risques.
Cette fois nous vous invitons à mieux comprendre l’histoire et le patrimoine en lien aussi aux questions de l’eau et de la biodiversité.
C’est la deuxième promenade exploratoire de la Balade Verte et Bleue.
 
Dimanche 3 juillet 14h00
Rendez-vous à la Fontaine de la place Saint-Denis

Au plaisir de vous y rencontrer.

Michel et Dominique
La coordination EGEB asbl
http://www.egeb-sgwb.be
Tél. : 00 32 498 59 15 50
Siège social : 154, rue du Collège – 1050 Bruxelles

Promenade diagnostic des Nouvelles rivières urbaines – Contrat de Quartier Abbaye

 

INVITATION

Bonjour à tous,

Comme vous le savez, le Contrat de Quartier Durable Abbaye s’élabore – en partie – sous le signe de l’eau. Et pour cause. Le 7 juin encore, les grosses pluies ont amené de nouvelles inondations dans le bas de la vallée, du côté de la place Saint-Denis.
Comment faire de l’eau une amie en ville plutôt que de voir ces rivières ennemies, mêmes éphémères  ? 
Nos sols sont trop imperméabilisés. Les principes dès lors sont simples. L’idée est d’infiltrer l’eau, de la faire s’évaporer grâce aux végétaux, de la ralentir en l’utilisant de mille manières. Créons des Nouvelles rivières urbaines pour éviter les inondations. Il faut arrêter de considérer l’eau de pluie comme un élément jetable renvoyé à l’égout.
Telle est la proposition qu’avec Stop-Inondations Saint-Denis et Arkipel nous vous faisons en vous invitant à la « Promenade diagnostic » suivie de la cartographie collaborative Map-it ce 26 juin à partir de 14 heures. Voir le programme en attachement.
Si vous voulez en savoir un peu plus sur ce qui fait problème ou comment faire de l’eau de pluie une ressource plutôt qu’un malheur, c’est le moment ! Rejoignez-nous. Tout le monde peut contribuer au savoir collectif qui s’élabore.
Pour les associations, venez avec vos publics, cette promenade diagnostic est ouverte à tous.
Voir aussi sur le site des EGEB : http://www.egeb-sgwb.be/NRUForestAbbaye
Au plaisir de vous rencontrer.
La coordination EGEB asbl
Siège social : 154, rue du Collège – 1050 Bruxelles

Inondations à St Denis, 7 juin 2016

Françoise DEBATTY

Je vous propose les mesures relevées ce 7 juin à différents endroits autour de St Denis et quelques remarques depuis mon point de vue d’habitante.

Je ne manquerai pas de vous faire parvenir d’autres éléments aujourd’hui s’ils semblent importants.

Merci de noter que depuis la mise en service du BOF, des inondations se sont produites le 15 mai 2012, le 20 mai 2012, le 19 juin 2012, le 8 mai 2013, le 28 mai 2013 et ce 7 juin 2016. Douze heures après la première inondation, le niveau du bassin a à peine baissé (12.236m3).

  • La STEP-SUD a enregistré un très faible débit à la sortie Anderlecht juste avant la montée des eaux dans les maisons de St Denis (voir graphique 1 Flowbru).
  • Les clapets anti-retour se sont fermés à l’entrée des maisons particulières peu avant 18:15, entraînant les inondations sans grande gravité par les eaux des jardins et toitures
    Dans l’égout de la place St Denis (CV1-2), la montée des eaux a été brusque à 17:54 avec un pic maximal à 18:16 (1051mm).
  • Les maisons sans clapets ni protection ont subi des refoulements d’égout de 3 à 10cm suivant les cas.
  • Le piezzo Dries 19 a enregistré une montée de 14cm des eaux claires sous les maisons (19:41). Ce niveau est ensuite progressivement redescendu sans être revenu à son niveau initial le 8/6 à 5:15.
  • Le piezzo Koolhofbeek, à front de rue, a montré une variation des eaux claires sous le sol de 17cm entre 21 : et 22:20.
  • Alors que la plupart des indicateurs (Uccle, Drogenbos, Anderlecht) étaient revenus sensiblement à la normale ce 8/6/16 à 4h du matin, les niveaux suivant montrent à peine un début de décrue, ce qui laisse notre quartier en réel danger en cas de retour de l’orage :
    • du BOF de Forest (graphique 2 Flowbru)
    • du Geleitsbeek  (Luttre) (graphique 3 Flowbru)
    • de la Senne (Paepsem) (graphique 4 Flowbru)

 

 

 

La pluie : des égouts aux nouvelles rivières urbaines – récit d’une expérience citoyenne

Vous trouverez sur le site Urbanité un riche article de Ananda Kohlbrenner (diplômée en histoire et en urbanisme, ULB) sur la problématique de l’eau à Forest, et notamment comment les EGEB et des comités de quartiers forestois ont fait de la pluie un élément fédérateur de nouveaux collectifs.

Cet article souhaite rendre compte de la manière dont un problème technique, confiné aux milieux experts, s’est transformé en un problème politique qui fait l’objet de débats publics. Il vise à décrire la façon dont des collectifs citoyens bruxellois tentent de repenser en même temps la place accordée aux eaux pluviales au sein des aménagements urbains et celle accordée aux habitants dans leur gouvernement. Plus encore, il souhaite témoigner de la façon dont les EGEB et des comités de quartiers forestois ont fait de la pluie un élément fédérateur de nouveaux collectifs. Ce faisant, nous verrons que c’est d’une forme de création de commun dont il est question avec les NRU […].

N.B. : notre comité Stop Inondations St Denis est né en 1987 (non en 1985) sous le nom de « Comité de quartier St Denis » avant de devenir « Stop-Inondations St Denis ».

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