Le Roi a invité 10 Comités de quartier : « Comment les bruxellois vivent-ils dans votre quartier? »

Bonjour toutoutes

Juste un petit billet informatif.

J’ai fait partie de la dizaine de personnes invitées au Palais Royal pour répondre à la question suivante: « Comment les bruxellois vivent-ils dans votre quartier? », sur le souhait de notre Roi qui voulait entendre la société civile.

Je vous avais posé cette question, et une bonne trentaine d’entre vous m’ont répondu: grand merci à eux. Ils m’ont aidée à préciser l’avis des habitants qui gravitent autour de  « Saint-Denis ». Comme les autres, j’avais 3 minutes pour parler de vous, de nous. J’ai remis au Roi un ensemble de plans qui complétaient la partie orale. Vous trouverez en pièce jointe le texte que j’ai lu, très impressionnée à la fois par l’écoute du Roi, mais aussi par son émotion, à ce qui s’apparentait à une longue plainte, de comité en comité. On ne rigole pas, à Bruxelles… 

Dans le texte, vous verrez des chiffres: ils se reportent aux planches remises par écrit que je vous mets en pièce jointe.

En très gros, j’ai dit ceci: le coeur de Forest souffre de longue date d’un environnement délétère (document) qui impacte officiellement la santé des habitants (document). La situation est aggravée par la multiplication des constructions en intérieur d’îlot d’une part (document), par la succession des chantiers depuis plusieurs années sur l’espace public d’autre part (document). Le nombre d’habitants en situation de précarité et/ou excédés est de plus en plus important, et les mesures prises par le gouvernement fédéral au nom du redressement économique aggravent encore cette précarité qui les pousse(ra) à quitter la ville, ce qui laissera de facto la place à des populations plus aisées qui bénéficieront d’un quartier remis au goût du jour (=gentrification).

N.B. : Le périmètre dans lequel le Comité agit et a agi depuis 37 ans est approximativement la portion comprise entre les deux chemins de fer, délimitée au Nord par la rue des Carburants et au Sud par la rue de Lusambo.

Il est bien entendu que mon travail n’est pas parfait et n’a pas cette prétention. C’est tout au plus le son d’une caisse de résonance.

Après ce tour de table, le Roi a pris la parole: le souci qu’il voulait nous livrer était en fait la pénible saleté et le laisser-aller omniprésents dans Bruxelles. 

Il pense qu’il y a un lien entre le manque de propreté et l’insécurité dans la ville. Le débat a tourné bon train, et le Roi souhaite nous revoir à ce sujet.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, vous trouverez en annexe les docs pour lire les détails si vous le voulez

Bien à vous tous (la photo officielle de la réunion suivra)

Françoise

N.B. : en dernière page des documents, vous trouverez de petites phrases qui sortent de vos écrits. Je suis désolée de n’avoir pas pu intégrer une phrase de chacun.e d’entre vous, je ne pouvais pas changer mon document jusqu’à la dernière seconde…

Le Dries et le Willemeneke !

Ensemble, mettons fin au farwest immobilier ! Créons une nouvelle jurisprudence : non au flou qui avantage les promoteurs !

C

Nous habitons le Dries, un quartier ancien, fragile et attachant où chaque arbre compte et où l’eau clapote juste en dessous nos maisons, tout près du Ring et du zoning industriel de Forest-Anderlecht.

Forest subit depuis quelques années une invasion massive de projets immobiliers alors que des habitats neufs restent vides (voir ci-dessous complément 1), que des chantiers font faillite, que l’environnement – eau, air, arbres – se dégrade (voir complément 2) à toute vitesse.

Nos espaces verts disparaissent sous les pelleteuses dans le Bempt, aux Huileries, dans le quartier Dumonceau ou au Bois de la Grappe : quelle que soit la majorité politique en place, de moins en moins de vert, de plus en plus de gris (voir complément 3). Au bénéfice de qui ? Pas des habitants des quartiers les moins fortunés qui sentent l’air se raréfier faute d’espaces verts !

Pas de permis de chantier

Et cette fois, c’est trop : le seul petit poumon du Dries, entre Neerstalle et Armée Britannique, a été ratissé laminé démembré par le promoteur Willemeneke qui flirte avec toutes les illégalités (voir complément 4) au bénéfice d’un projet démesuré et maltraitant (voir complément 5).

Le 7 février, la commune dresse un PV pour travail sans permis de chantier et le 8 février les permis d’environnement et d’urbanisme viennent à expiration si les travaux n’ont pas manifestement commencé.

Ont-ils commencé (voir complément 6) ? D’après un huissier de justice assermenté, non (voir complément 7) !

Et si on considérait contre toute logique qu’ils ont commencé, ce serait illégalement puisqu’il y a eu procès verbal pour infraction urbanistique !

Dans les deux cas, ce chantier a perdu ses permis et, nous semble-t-il, est illégal. Cela d’autant plus que plusieurs des conditions du permis d’urbanisme ne sont pas respectées…

Une banane dans l’oreille

Les habitants s’émeuvent et appellent le bon sens de la commune au secours : il y a déjà trois litiges anciens ici (voir complément 8) avec ce promoteur / entrepreneur qui semble se soucier comme un poisson d’une pomme de l’impact des mouvements de la nappe phréatique sur nos maisons, des vibrations et de l’existence du ruisseau du Koolhofbeek (voir complément [9]) « Le Koolhofbeek, s’il existe devra être dévié ! » – hors du chantier, s’entend, vers nos maisons par exemple… « Tout à l’égout, et un bon béton ! » : c’est l’architecte du chantier qui le dit…

Courriels, photos, mails, affichages, interpellation communale, interventions argumentées des conseillers, campagne de sensibilisation des conseillers et échevins, rien n’y fait : Forest reste de bois (lol).

Si la commune ne nous défend pas, qui donc le fera ?

NOUS ! Cinq habitants, collés au chantier, aurons cette audace, soutenus par nos amis du quartier et d’ailleurs : personne n’ose aujourd’hui s’opposer à un chantier abusif parce que c’est cher, très cher, trop cher. C’est ce qui permet aux promoteurs de s’asseoir sur les lois et défoncer l’environnement en toute impunité. Nous avons tous besoin d’une jurisprudence neuve sur la question d’une application actualisée du COBAT !

Nous en avons assez ! LE CLIMAT, C’est ICI et MAINTENANT ! Nous voulons pour tous un urbanisme en ville qui tienne compte des GENS, des ARBRES, des BIOTOPES, de l’EAU, du SOL, de L’AIR. De la VIE, en fait…

Nous voulons gagner le procès et :

  • faire arrêter ce chantier que nous jugeons illégal ;
  • faire entendre la voix du climat, d’un environnement sécure et à taille humaine ;
  • être les ouvreurs de porte d’une nouvelle jurisprudence en empêchant que des permis bidon tiennent le pavé (pardon le béton).

Nous cherchons :

D’ABORD 5000€ pour faire bloquer le chantier par une décision de justice : cette étape est capitale pour que l’irréparable ne soit pas commis en termes d’environnement.

ENSUITE, 3000€ pour qu’il soit dit que nous avons raison : les permis sont bien périmés.

PEUT-ETRE 5000€ pour faire face à une procédure en appel si nous gagnons.

Et ENFIN 1400€ si nous perdons en appel, pour les frais de justice de l’adversaire.

Si le montant récolté dépasse ce qui nous sera nécessaire, nous proposerons de verser le solde à un autre collectif qui poursuit le même type d’objectif.

SI NOUS GAGNONS, VOUS TROUVEREZ DEMAIN UNE JURISPRUDENCE DE 2019 QUI VOUS SAUVERA PEUT-ETRE A VOTRE TOUR !

Campagne participative

https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/le-dries-et-le-willemeneke

ou Compte : BE43 0001 0788 3501

  •             au nom de F. Debatty, 19 rue du Dries, 1190
  •             avec la mention : Willemeneke

Déjà, merci, merci, merci…

Contreparties

Pour 5 € et plus, Merci !!

Si nous sommes très nombreux, vous aurez éveillé le sourire d’un tout petit quartier de Bruxelles… et nous vous remercierons infiniment

Pour 10 € et plus, Tous au Kiosque !

nous vous remercierons infiniment, et vous pourrez aller boire un jus frais pressé au « Kiosque », – le seul bistrot branché forestois sous les oliviers (ou un café… ou un thé…)

Pour 20 € et plus, une relique…

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, un authentique vestige de la ferme Van Keerberghen (1830) disparue sous la pelleteuse de Willemeneke ce 6 mars 2019 !

Pour 30 € et plus, Gâteau !

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, vous dégusterez le gâteau très spécial Dries (comestible !), dans sa boîte très spéciale Dries

Pour 40 € et plus, Élixir !

vous recevrez tout ce qui précède… et la bouteille d’élixir du Dries est à vous : translucide, non potable, et issue à 100% de la nappe phréatique Dyonisienne !

Pour 50 € et plus, un poème et pique

vous recevrez tout ce qui précède… et une belle impression du poème original « Le Dries et le Willemeneke », de Jeanne de la Fontaine du Dries of course

Pour 60 € et plus, une lagune sur face

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, sous les doigts d’une maquilleuse magique votre visage sera transformé en lagune comme dans nos rêves…

Pour 80 € et plus, balade dans notre Veniseke

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, vous participerez à une balade historico-hydrographique haute en couleur autour du coeur de notre petite Veniseke

Pour 100 € et plus, bons baisers du Dries

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, une super carte postale représentant les amis du Dries à l’heure des décisions constituera pour vous un souvenir unique ! Les pièces seront numérotées !

Pour 150 € et plus, on vous fait les pieds !

vous recevrez tout ce qui précède… et, en plus, un massage des pieds de toute douceur vous fera décoller à l’ombre des belles grues forestoises…

Compléments

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3 juillet : 2ème Promenade diagnostic des Nouvelles rivières urbaines – Contrat de Quartier Abbaye

Capture d’écran 2016-06-30 à 17.14.04Bonjour,
La semaine dernière nous vous invitions pour une promenade permettent de comprendre les flux de l’eau, ce qui provoque les inondations et ce qui pourrait en diminuer les risques.
Cette fois nous vous invitons à mieux comprendre l’histoire et le patrimoine en lien aussi aux questions de l’eau et de la biodiversité.
C’est la deuxième promenade exploratoire de la Balade Verte et Bleue.
 
Dimanche 3 juillet 14h00
Rendez-vous à la Fontaine de la place Saint-Denis

Au plaisir de vous y rencontrer.

Michel et Dominique
La coordination EGEB asbl
http://www.egeb-sgwb.be
Tél. : 00 32 498 59 15 50
Siège social : 154, rue du Collège – 1050 Bruxelles

Promenade diagnostic des Nouvelles rivières urbaines – Contrat de Quartier Abbaye

 

INVITATION

Bonjour à tous,

Comme vous le savez, le Contrat de Quartier Durable Abbaye s’élabore – en partie – sous le signe de l’eau. Et pour cause. Le 7 juin encore, les grosses pluies ont amené de nouvelles inondations dans le bas de la vallée, du côté de la place Saint-Denis.
Comment faire de l’eau une amie en ville plutôt que de voir ces rivières ennemies, mêmes éphémères  ? 
Nos sols sont trop imperméabilisés. Les principes dès lors sont simples. L’idée est d’infiltrer l’eau, de la faire s’évaporer grâce aux végétaux, de la ralentir en l’utilisant de mille manières. Créons des Nouvelles rivières urbaines pour éviter les inondations. Il faut arrêter de considérer l’eau de pluie comme un élément jetable renvoyé à l’égout.
Telle est la proposition qu’avec Stop-Inondations Saint-Denis et Arkipel nous vous faisons en vous invitant à la « Promenade diagnostic » suivie de la cartographie collaborative Map-it ce 26 juin à partir de 14 heures. Voir le programme en attachement.
Si vous voulez en savoir un peu plus sur ce qui fait problème ou comment faire de l’eau de pluie une ressource plutôt qu’un malheur, c’est le moment ! Rejoignez-nous. Tout le monde peut contribuer au savoir collectif qui s’élabore.
Pour les associations, venez avec vos publics, cette promenade diagnostic est ouverte à tous.
Voir aussi sur le site des EGEB : http://www.egeb-sgwb.be/NRUForestAbbaye
Au plaisir de vous rencontrer.
La coordination EGEB asbl
Siège social : 154, rue du Collège – 1050 Bruxelles

Promenade 4 – Les solidaires : à la recherche du ruisseau des sables

Promenade 4 – Les solidaires : à la recherche du ruisseau des sables

Le comité de quartier Orban et les Quartiers durables Neptune et QuartierWielsWijk nous invitent le samedi 7 décembre 2013 à 14H00 précises à cette 4e promenade exploratoire du versant pilote de Forest.

Lieu de rendez-vous : Place Albert – devant la sortie du pré-métro et en face du supermarché Match (trams 3, 4 et 51 ; bus 48 et 54). Fin de la promenade : 16H00
De 16H30 à 18H00 : cartographie Map-it le Brass – centre culturel de Forest, av Van Volxem 364, 1190 Forest (arrêt Wiels, trams 32, 49, 50, 82, et 97)
> Pour en savoir plus…      http://www.egeb-sgwb.be/BaladeRechercheRuisseauSables
Pour réservation (collation) : francoislebecq (at) gmail.com

Rappel :

De juillet à octobre, 4 promenades citoyennes et expertes auront pour fonction de créer un savoir sur les questions de l’eau sur ce versant. Chacune traitera de constat/diagnostic des problèmes liés à l’eau et de proposition de solutions/idées, à travers un exercice de cartographie collaborative (Map-it). -> Venez redécouvrirBalade # 1 – Les naufragés, la la Promenade 2 « la tête dans les nuages » et la Promenade 3 « Retour aux sources » ..

Une cartographie de synthèse sera présentée par les habitants lors d’une table ronde qui posera l’hypothèse d’un versant pilote aux gestionnaires de l’eau (institutions régionale, communale et fédérale, opérateurs de l’eau).

Les promenades exploratoires du versant de Forest sont organisées sur une proposition des Egeb par des groupes d’habitants, avec le soutien de la Commune de Forest.

http://www.egeb-sgwb.be/PromenadesExploratoiresVersantForest

On en parle ! « Bruxelles, les habitants prennent la gestion de l’eau en main ! »

Le collectif Eau Ile de France était représenté lors de la balade des naufragés du 23 juillet. Voici leur compte-rendu très éclairant et stimulant de cette première promenade exploratoire, ainsi qu’un album photo:

Balade des Naufragés, 23 juillet 2013

Avec la collaboration des Etats généraux de l’eau à Bruxelles, le comité Stop-inondations vous invite à une première promenade exploratoire à Forest :

  • le 23 juillet 2013,
  • heure de rendez vous : 18h00 précises
  • lieu de rendez vous : « Taverne du Bempt », 1 square Émile des Grées du Loup, (carrefour de la rue de la Soierie et du boulevard de la Deuxième Armée Bri- tannique) 1190 Bruxelles
  • Fin de promenade : 20h00 Cartographie Map-it : FNG 276 rue Saint Denis, 1190 Bruxelles (en face de St Eloy), de 20 à 21h30
  • Des sandwichs sont prévus

Description de la promenade :

le cœur de Forest est pris en tenailles entre deux voies ferrées, couvert de béton, d’usines et d’infrastructures qui ont tué les étangs, les noues, les bouleaux blancs.

À cet ordre apparent issu de l’industrialisation euphorique du XIXème siècle se substitue régulièrement la colère de l’eau qui dévaste, qu’elle surgisse d’égouts centenaires et débordés, qu’elle jaillisse des rivières emmurées naïvement ou qu’elle rampe comme cette « nappe » argileuse qui cherche la faille dans les lieux fragiles.

L’intelligence des Abbesses qui avaient valorisé et apprivoisé cette richesse a fait place à la tentative moderne de domination déraisonnée… Il n’est pourtant pas nécessairement trop tard !

Info : F. Debatty, debatso@hotmail.com – 0475 983 090

Plan de l’itinéraire : de la Station d’Épuration de Bruxelles-Sud jusqu’à la Senne en passant par les radeaux des Naufragés…

 

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Les promenades exploratoires du Versant de Forest sont organisées sur une proposition des États Généraux de l’Eau à Bruxelles par les groupes d’habitants suivants : Comité Stop-inondations, Comité de quartier Bervoets, Comité NFK, Comité, VanTroDel, Messidor quartier durable, Neptune quartier durable, Wiels quartier durable, le quartier durable Cité « Forest Vert » et des habitants des contrats de quartier Primeurs-Pont de Luttre, Saint-Antoine, Albert, etc. et avec le soutien de la Commune de Forest

Présentation générale par les Etats généraux de l’eau à Bruxelles :

Des habitants de ce versant de la Senne situé sur la commune de Forest et constitués soit en comités de quartier, soit en quartiers durables citoyens soit enfin liés à des contrats de quartier durable prennent toujours plus conscience du rôle qu’ils peuvent jouer dans la gestion de l’eau et plus encore du rôle de cette dernière dans l’aménagement urbain.
Tout d’abord, le bas de Forest souffre d’inondations récurrentes depuis le XIXème siècle. Et c’est dans un esprit de solidarité de bassin versant que ces personnes accompagnées d’experts se mettent en action aux fins de contribuer à limiter les risques d’inondations en proposant de ralentir, faire évaporer ou infiltrer l’eau.

Dans le même temps — et c’est lié — l’eau n’a pas, dans les questions urbaines, la place qu’elle devrait avoir, tellement nous avons pris l’habitude qu’elle soit essentiellement un élément technique qui doit circuler dans les tuyauteries et surtout être géré par des techniciens. Selon nous, l’eau doit, aujourd’hui, être vue plus comme une ressource aux usages multiples que comme un élément jetable.

C’est pour commencer à prendre conscience de ces questions que quatre promenades seront proposées par les habitants du versant de Forest. Ces promenades citoyennes et expertes ont aussi pour fonction de créer un savoir sur ces questions, savoir qui complète le savoir des opérateurs classiques de l’eau. Chacune des promenades traitera de constat/diagnostic des problèmes liés à l’eau et de proposition de solutions/idées.

En finale de chacune des promenades, une cartographie des éléments précédents sera établie. Une cartographie de synthèse des quatre promenades formera un matériel présenté par les habitants lors d’une table ronde qui posera l’hypothèse d’un versant pilote. Cette table ronde qui aura lieu à l’automne devrait réunir également les gestionnaires de l’eau (institutions régionale, communale et fédérale, opérateurs de l’eau).

Les quatre promenades sont prévues de juillet à l’automne 2013.

Egeb-Image-Balade des naufrageės-1 EGEB-Image-Balade des naufrageės-2

« À l’eau, non mais à l’eau, quoi ! » (Fête de l’eau 2013)


La commune de Forest a organisé le samedi 1er juin 2013 une « Fête de l’eau« , rassemblant sur le site de Divercity (proche du Pont de Luttre) bon nombre de comités forestois et les EGEB, Etats Généraux de l’Eau à Bruxelles.

Nous y étions, riches d’une expérience déjà ancienne en matière d’eau : avec 35 inondations recensées depuis 1982, Saint Denis devient expert en la matière !

Dans notre stand :

  • des photos  — dont la dernière datait du 28 mai 2013 — pour donner la conscience du problème,
  • un égout presque grandeur nature (“Mais que trouve-t-on dans nos égouts ?”),
  • une maquette de l’écoulement réel des eaux  malgré le bassin d’orage,
  • un concours de dessin (“Dessine-moi un raton !”),
  • des affiches informatives.

Chacun se posant la question “Mais qu’est-ce qu’on peut y faire ?”, nous étions prêts pour des pistes de réponse.maquette

Un problème multiforme

3 causes différentes déjà, 3 problématiques différentes :

  • l’eau qui nous envahit vient des égouts,
  • mais aussi des rivières murées par les constructions,
  • la nappe phréatique très proche de nos orteils.

Pour s’en protéger, certains habitants ont placé des clapets et de ce fait se sont vu inondés par l’eau de leurs propres jardins et toitures qui ne peuvent plus s’écouler : une quatrième cause qui demande une autre solution.

De multiples acteurs

Les administrations et intervenants en jeu sont multiples aussi : Hydrobru, IBGE, SBGE, Vivaqua, Audi, Région Bruxelloise, gestionnaires de la Senne, gestionnaires du canal, station d’épuration de Bruxelles-Sud, une rate y perdrait ses petits.

Qu’est-ce qu’on peut y faire ?

Il faut y faire quelque chose, c’est une certitude à une époque où les ingénieurs ont été capables d’amener  la chaîne de construction d’Audi à un niveau de robotisation stupéfiant, rentabilité économique oblige.

En effet en laissant chaque personne devant son problème, on en arrive à des solutions individuelles et anti-solidaires… alors que l’eau cherche toujours la faille, le point de fragilité : les maisons les moins équipées, celles dont les propriétaires, absents, n’ont guère le souci de la salubrité des logements proposés, celles pour lesquelles les investissements financiers sont hors de portée.

Pour éviter cette logique du « chacun pour soi » et du « sauve qui peut et tant pis pour les autres », nos démocraties ont inventé une bien belle parade : les pouvoirs publics.

Le rôle de la Commune

Les pouvoirs publics ? La Commune, vous voulez dire ? Oui, la Commune. Il y a trois domaines où elle est souveraine, même si elle n’est pas « responsable des égouts ».

  1. D’abord, elle est notre seul interlocuteur relativement proche, relativement compétent, relativement actif.
  2. Elle seule est en mesure de collecter les informations concrètes chez les habitants.
  3. Elle seule est en mesure d’informer, de rassembler, de booster les différents intervenants du problème et de pousser avec énergie vers la recherche d’une solution de long terme, de coordonner, rappeler, argumenter, plaider, proposer.

L’histoire des inondations nous l’apprend : nous avons eu des années « sans » : chaque accalmie correspond aux moments où la commune a davantage investi temps et énergie dans le problème.

Le risque est évidemment qu’on pourrait, en période d’accalmie, se soucier moins de la problématique, ce qui amène assez forcément à… des périodes d’aggravation !

Le problème est aussi qu’amélioration ou aggravation mettent du temps à produire leurs effets : nos responsables politiques qui ne sont responsables que le temps de leur mandat pourraient tout aussi bien soit profiter des investissements des prédécesseurs soit ne pas cueillir les fruits de leur propre investissement. Gestion des égouts, gestion ingrate si elle n’est pas partagée par tous, dans la durée.

Et que l’on ne nous dise pas : « C’est la faute aux changements climatiques ! ». L’IRM, seule institution compétente en la matière, indique que

« Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y a pas eu d’augmentation du nombre de pluies orageuses estivales (jours avec des précipitations intenses de plus de 20 mm), même si les 3 valeurs les plus hautes de toute la série d’observations ont été enregistrées au cours des dernières années. Seules les stations proches du littoral ont observé une augmentation significative des précipitations extrêmes depuis les années 1980. Le fait que les tempêtes estivales aient causé pas mal de dégâts ces dernières années, est donc probablement dû à d’autres facteurs, comme la densité croissante des habitations (toits) et des surfaces imperméables (surfaces revêtues comme les routes et parkings), qui provoquent une évacuation plus rapide des eaux de pluie. » (http://www.climatechange.be/spip.php?article309#2)

égouts2L’urbanisme

Ensuite, la Commune détient un pouvoir essentiel qui n’appartient qu’à elle : celui de l’urbanisme.

Il existe en effet des outils concrets qui peuvent servir de guide, un Plan Pluie à la Région Bruxelloise et un Plan Communal de Lutte contre les Inondations voté il y a à peine un an à la Commune de Forest.

L’urbanisation dans notre commune (dont les égouts ont été construits entre 1900 et 1930 !) DOIT tenir compte du paramètre eau, dans le haut comme dans le bas : c’est bien l’eau du haut de la colline qui dévale vers le bas, chaque jour un peu plus si l’on mène une politique à la petite semaine.

Entre 1993 et 2006, la Commune de Forest a détenu un triste record : elle a été la seule Commune de la Région Bruxelloise a avoir augmenté de 12% la proportion des surfaces imperméables (in : ULB-IGEAT 2006, p.13, étude pour le compte du Ministère de la Région de Bruxelles Capitale) alors même que les habitants avaient soulevé le problème à de multiples reprises devant le Conseil Communal.

L’avenir ?

Que nous réserve l’avenir ? Nous dépendons totalement des responsables communaux, d’une équipe relativement neuve qui aura à faire ses preuves, sans tarder.

Enfin, elle détient les cordons de la bourse : où les investissements sont-ils essentiels ? C’est bien une question de politique, de gestion de la ville, et non pas de parti.

C’est aussi une question de choix, de critères que l’on peut, selon ses convictions, placer l’un avant l’autre à l’envi.

Et le citoyen ?

Dans la prévention des inondations, dans la gestion quotidienne du « Tout à l’égout », il a sa responsabilité.

Nos égouts sont sous-dimensionnés et mal conçus, c’est aujourd’hui évident, et chaque m2 de béton rajoute de l’eau dans un seau déjà rempli d’eau pas claire du tout: surtout en haut de colline, l’asphalte et le béton sont devenus une incivilité qui renvoie le problème au suivant.

Permettre l’infiltration de l’eau dans les jardinets, les parkings, les espaces verts est devenu une nécessité écologique, mais aussi sociale parce qu’il n’y a pas de raison qu’il y ait une ville à deux vitesses, des citoyens de première et de seconde zone.

Temporiser les arrivées brutales d’eau de pluie en bas de colline y compris par des ouvrages de charme, c’est aussi une opportunité : le bonheur d’avoir dans le jardin un mini-étang alimenté par l’eau de toiture, c’est un plus dont peu se plaignent. L’essayer, c’est l’adopter !

Enfin ce qu’on trouve  dans les égouts lors des nettoyages laisse perplexe : sable, béton, lingettes accumulées, vêtements, langes, graisse à frites solidifiée, peinture, autant de matériaux qui réduisent encore le volume utile et qui ont une fâcheuse tendance, une fois arrivés en bas de pente, à ne pas « s’écouler ».

Au-delà du petit quotidien, le citoyen Lambda a encore deux tâches au moins qui sont riches en conséquences et toutes deux sont conditionnées par l’utilisation de ses neurones : il peut agir en Commission de Concertation pour que la gestion de l’eau soit un paramètre de réflexion aussi important que celui, par exemple, du parking. Mais qui y songe ? L’eau ne se voit que quand, furieuse, elle ravage.

Et, enfin, il peut voter pour des personnes qui ont le souci réel et constant de ce qui n’est pas visible, cette eau, ces égouts qui font basculer une partie de la ville  200 ans en arrière si on n’y prend pas garde.

Il y en a dans toutes les formations politiques, si si, je les ai rencontrés !

Voilà voilà… c’est ce dont nous avons parlé lors de la « Fête de l’Eau » à Forest… Vous avez dit « Fête » ?

L’élément festif est venu, sans aucun doute, de la richesse des contacts entre les personnes de la colline de Forest, ce « bassin versant » qui verse à tour de bras et qui mériterait plus d’attention.

Françoise Debatty

 

égouts1