Bonjour,
La semaine dernière nous vous invitions pour une promenade permettent de comprendre les flux de l’eau, ce qui provoque les inondations et ce qui pourrait en diminuer les risques.Cette fois nous vous invitons à mieux comprendre l’histoire et le patrimoine en lien aussi aux questions de l’eau et de la biodiversité.C’est la deuxième promenade exploratoire de la Balade Verte et Bleue.Dimanche 3 juillet 14h00Rendez-vous à la Fontaine de la place Saint-DenisAu plaisir de vous y rencontrer.
Michel et Dominique
La coordination EGEB asbl
http://www.egeb-sgwb.be
Tél. : 00 32 498 59 15 50
Siège social : 154, rue du Collège – 1050 Bruxelles
Catégorie : divers
La pluie : des égouts aux nouvelles rivières urbaines – récit d’une expérience citoyenne
Vous trouverez sur le site Urbanité un riche article de Ananda Kohlbrenner (diplômée en histoire et en urbanisme, ULB) sur la problématique de l’eau à Forest, et notamment comment les EGEB et des comités de quartiers forestois ont fait de la pluie un élément fédérateur de nouveaux collectifs.
Cet article souhaite rendre compte de la manière dont un problème technique, confiné aux milieux experts, s’est transformé en un problème politique qui fait l’objet de débats publics. Il vise à décrire la façon dont des collectifs citoyens bruxellois tentent de repenser en même temps la place accordée aux eaux pluviales au sein des aménagements urbains et celle accordée aux habitants dans leur gouvernement. Plus encore, il souhaite témoigner de la façon dont les EGEB et des comités de quartiers forestois ont fait de la pluie un élément fédérateur de nouveaux collectifs. Ce faisant, nous verrons que c’est d’une forme de création de commun dont il est question avec les NRU […].
N.B. : notre comité Stop Inondations St Denis est né en 1987 (non en 1985) sous le nom de « Comité de quartier St Denis » avant de devenir « Stop-Inondations St Denis ».

Promenade du 9 janvier
Promenons-nous sur les chemins solidaires de l’eau.
• Samedi 9 janvier 2016.


CQDAbbaye : Primes communales pour une meilleure gestion de l’eau
Dans le cadre du Contrat de Quartier Durable Abbaye, la Cellule Eau de la Commune de Forest lance des primes communales (proportionnelles aux revenus) et un soutien administratif pour une meilleure gestion de l’eau.
Ces primes s’adressent aux propriétaires de logements situés dans le périmètre d’intervention du CQDAbbaye.
Infos et conditions complètes sur le blog du CQDAbbaye: http://quartierabbaye-abdijwijk.blogspot.be/p/primes.html
UNE BONNE GESTION DES ARCHIVES POUR UNE BONNE GESTION DES EAUX ? LE CAS FORESTOIS
Aménagement des caves : prudence !
Nous entendons de tous côtés que les habitants réutilisent les caves parce qu' »il n’y a plus d’inondations ». C’est heureux… mais la prudence s’impose !
Il est vrai que nous avons eu deux étés sans inondations. Mais les travaux actuellement en cours sous l’usine ont imposé un détournement de nos égouts directement vers la station d’épuration par dessous la voie ferrée. Pas de doute, l’envasement est nettement diminué et nos égouts fonctionnent mieux de cette façon, ce que les ouvriers de Shanks confirment: nos égouts restent plutôt propres.
Mais rien ne dit actuellement que ce système sera maintenu après les travaux.
Faites donc passer le mot: attendez la fin des travaux (je vous préviendrai) pour réutiliser vos caves, sinon votre optimisme risque de vous coûter cher…
Appel à info : quel est ce bruit matinal qui nous réveille ?
Bonjour,
Voici un message des habitants des alentours de la place St Denis :
QUEL EST CE BRUIT DE CORNE DE BRUME QUI NOUS REVEILLE CHAQUE MATIN A 5H PILE,
QUI SE REPETE DE 4 EN 4 MINUTES,
QUI EST DE DUREE VARIABLE,
ET QUI DURE PARFOIS TOUTE LA JOURNEE DU LUNDI AU VENDREDI ?
Ce bruit-nuisance s’arrête le WE, — pour laisser place aux avions, qui passent dès 6h (ils arrivent plutôt vers 3h en semaine…).
Merci pour votre aide !
//////////////// MISE À JOUR ////////////
Le Dries dort à nouveau paisiblement !
Le mugissement inlassable des « cornes de brumes » qui nous réveillait à 5h du matin depuis septembre s’est bel et bien arrêté…
Ce ne sont pas les habitants qui ont mis la main à la pâte pour y arriver, alors que j’espérais quelque chose de leurs talents de détectives.
Mais merci à Marc et Hélène qui ont fait savoir qu’ils ne dormaient plus non plus…
Après un coup de fil infructueux chez Audi au service « voisinage » (si si, ça existe! 02 348 21 52), après une balade en vélo toutes oreilles ouvertes pour identifier et localiser ce maudit mugissement, c’est la solution la plus simple qui s’est montrée efficace: « Un mail, un geste, votre Echevin fait le reste! ».
L’Echevin de l’Environnement a tôt fait de découvrir la cause… la solution… et en 15 jours le problème était résolu!
Contrat de quartier Abbaye : seconde promenade thématique
Dans le cadre de l’élaboration du dossier de base du Contrat de Quartier Durable Abbaye, nous sommes invités à la seconde promenade thématique.
Cette promenade aura lieu le samedi 26 avril 2014 de 14h00 à 16h00.
Rendez-vous devant l’entrée de l’Abbaye située place Saint-Denis. A partir de 16h00, aura lieux une séance d’information sur l’appel à projets. Rendez-vous à l’Abbaye (Salle Goldman).
On en parle ! « Bruxelles, les habitants prennent la gestion de l’eau en main ! »

« À l’eau, non mais à l’eau, quoi ! » (Fête de l’eau 2013)
La commune de Forest a organisé le samedi 1er juin 2013 une « Fête de l’eau« , rassemblant sur le site de Divercity (proche du Pont de Luttre) bon nombre de comités forestois et les EGEB, Etats Généraux de l’Eau à Bruxelles.
Nous y étions, riches d’une expérience déjà ancienne en matière d’eau : avec 35 inondations recensées depuis 1982, Saint Denis devient expert en la matière !
Dans notre stand :
- des photos — dont la dernière datait du 28 mai 2013 — pour donner la conscience du problème,
- un égout presque grandeur nature (“Mais que trouve-t-on dans nos égouts ?”),
- une maquette de l’écoulement réel des eaux malgré le bassin d’orage,
- un concours de dessin (“Dessine-moi un raton !”),
- des affiches informatives.
Chacun se posant la question “Mais qu’est-ce qu’on peut y faire ?”, nous étions prêts pour des pistes de réponse.
Un problème multiforme
3 causes différentes déjà, 3 problématiques différentes :
- l’eau qui nous envahit vient des égouts,
- mais aussi des rivières murées par les constructions,
- la nappe phréatique très proche de nos orteils.
Pour s’en protéger, certains habitants ont placé des clapets et de ce fait se sont vu inondés par l’eau de leurs propres jardins et toitures qui ne peuvent plus s’écouler : une quatrième cause qui demande une autre solution.
De multiples acteurs
Les administrations et intervenants en jeu sont multiples aussi : Hydrobru, IBGE, SBGE, Vivaqua, Audi, Région Bruxelloise, gestionnaires de la Senne, gestionnaires du canal, station d’épuration de Bruxelles-Sud, une rate y perdrait ses petits.
Qu’est-ce qu’on peut y faire ?
Il faut y faire quelque chose, c’est une certitude à une époque où les ingénieurs ont été capables d’amener la chaîne de construction d’Audi à un niveau de robotisation stupéfiant, rentabilité économique oblige.
En effet en laissant chaque personne devant son problème, on en arrive à des solutions individuelles et anti-solidaires… alors que l’eau cherche toujours la faille, le point de fragilité : les maisons les moins équipées, celles dont les propriétaires, absents, n’ont guère le souci de la salubrité des logements proposés, celles pour lesquelles les investissements financiers sont hors de portée.
Pour éviter cette logique du « chacun pour soi » et du « sauve qui peut et tant pis pour les autres », nos démocraties ont inventé une bien belle parade : les pouvoirs publics.
Le rôle de la Commune
Les pouvoirs publics ? La Commune, vous voulez dire ? Oui, la Commune. Il y a trois domaines où elle est souveraine, même si elle n’est pas « responsable des égouts ».
- D’abord, elle est notre seul interlocuteur relativement proche, relativement compétent, relativement actif.
- Elle seule est en mesure de collecter les informations concrètes chez les habitants.
- Elle seule est en mesure d’informer, de rassembler, de booster les différents intervenants du problème et de pousser avec énergie vers la recherche d’une solution de long terme, de coordonner, rappeler, argumenter, plaider, proposer.
L’histoire des inondations nous l’apprend : nous avons eu des années « sans » : chaque accalmie correspond aux moments où la commune a davantage investi temps et énergie dans le problème.
Le risque est évidemment qu’on pourrait, en période d’accalmie, se soucier moins de la problématique, ce qui amène assez forcément à… des périodes d’aggravation !
Le problème est aussi qu’amélioration ou aggravation mettent du temps à produire leurs effets : nos responsables politiques qui ne sont responsables que le temps de leur mandat pourraient tout aussi bien soit profiter des investissements des prédécesseurs soit ne pas cueillir les fruits de leur propre investissement. Gestion des égouts, gestion ingrate si elle n’est pas partagée par tous, dans la durée.
Et que l’on ne nous dise pas : « C’est la faute aux changements climatiques ! ». L’IRM, seule institution compétente en la matière, indique que
« Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y a pas eu d’augmentation du nombre de pluies orageuses estivales (jours avec des précipitations intenses de plus de 20 mm), même si les 3 valeurs les plus hautes de toute la série d’observations ont été enregistrées au cours des dernières années. Seules les stations proches du littoral ont observé une augmentation significative des précipitations extrêmes depuis les années 1980. Le fait que les tempêtes estivales aient causé pas mal de dégâts ces dernières années, est donc probablement dû à d’autres facteurs, comme la densité croissante des habitations (toits) et des surfaces imperméables (surfaces revêtues comme les routes et parkings), qui provoquent une évacuation plus rapide des eaux de pluie. » (http://www.climatechange.be/spip.php?article309#2)
Ensuite, la Commune détient un pouvoir essentiel qui n’appartient qu’à elle : celui de l’urbanisme.
Il existe en effet des outils concrets qui peuvent servir de guide, un Plan Pluie à la Région Bruxelloise et un Plan Communal de Lutte contre les Inondations voté il y a à peine un an à la Commune de Forest.
L’urbanisation dans notre commune (dont les égouts ont été construits entre 1900 et 1930 !) DOIT tenir compte du paramètre eau, dans le haut comme dans le bas : c’est bien l’eau du haut de la colline qui dévale vers le bas, chaque jour un peu plus si l’on mène une politique à la petite semaine.
Entre 1993 et 2006, la Commune de Forest a détenu un triste record : elle a été la seule Commune de la Région Bruxelloise a avoir augmenté de 12% la proportion des surfaces imperméables (in : ULB-IGEAT 2006, p.13, étude pour le compte du Ministère de la Région de Bruxelles Capitale) alors même que les habitants avaient soulevé le problème à de multiples reprises devant le Conseil Communal.
L’avenir ?
Que nous réserve l’avenir ? Nous dépendons totalement des responsables communaux, d’une équipe relativement neuve qui aura à faire ses preuves, sans tarder.
Enfin, elle détient les cordons de la bourse : où les investissements sont-ils essentiels ? C’est bien une question de politique, de gestion de la ville, et non pas de parti.
C’est aussi une question de choix, de critères que l’on peut, selon ses convictions, placer l’un avant l’autre à l’envi.
Et le citoyen ?
Dans la prévention des inondations, dans la gestion quotidienne du « Tout à l’égout », il a sa responsabilité.
Nos égouts sont sous-dimensionnés et mal conçus, c’est aujourd’hui évident, et chaque m2 de béton rajoute de l’eau dans un seau déjà rempli d’eau pas claire du tout: surtout en haut de colline, l’asphalte et le béton sont devenus une incivilité qui renvoie le problème au suivant.
Permettre l’infiltration de l’eau dans les jardinets, les parkings, les espaces verts est devenu une nécessité écologique, mais aussi sociale parce qu’il n’y a pas de raison qu’il y ait une ville à deux vitesses, des citoyens de première et de seconde zone.
Temporiser les arrivées brutales d’eau de pluie en bas de colline y compris par des ouvrages de charme, c’est aussi une opportunité : le bonheur d’avoir dans le jardin un mini-étang alimenté par l’eau de toiture, c’est un plus dont peu se plaignent. L’essayer, c’est l’adopter !
Enfin ce qu’on trouve dans les égouts lors des nettoyages laisse perplexe : sable, béton, lingettes accumulées, vêtements, langes, graisse à frites solidifiée, peinture, autant de matériaux qui réduisent encore le volume utile et qui ont une fâcheuse tendance, une fois arrivés en bas de pente, à ne pas « s’écouler ».
Au-delà du petit quotidien, le citoyen Lambda a encore deux tâches au moins qui sont riches en conséquences et toutes deux sont conditionnées par l’utilisation de ses neurones : il peut agir en Commission de Concertation pour que la gestion de l’eau soit un paramètre de réflexion aussi important que celui, par exemple, du parking. Mais qui y songe ? L’eau ne se voit que quand, furieuse, elle ravage.
Et, enfin, il peut voter pour des personnes qui ont le souci réel et constant de ce qui n’est pas visible, cette eau, ces égouts qui font basculer une partie de la ville 200 ans en arrière si on n’y prend pas garde.
Il y en a dans toutes les formations politiques, si si, je les ai rencontrés !
Voilà voilà… c’est ce dont nous avons parlé lors de la « Fête de l’Eau » à Forest… Vous avez dit « Fête » ?
L’élément festif est venu, sans aucun doute, de la richesse des contacts entre les personnes de la colline de Forest, ce « bassin versant » qui verse à tour de bras et qui mériterait plus d’attention.
Françoise Debatty

Bonjour,

